mercredi, 11 juin 2008
# 7
En seconde on m'a dit : "Chérie, tu t'apprêtes à passer les plus belles années de ta vie" .
Sur le coup, j'ai pas vraiment compris. Je cherchais désespérément ce qu'on pouvait bien trouver à cette pute de vie lycéenne. Alcool ? Drogue ? Relations humaines foireuses ?
Un cauchemard.
Si c'était ça les meilleurs moments, je n'avais aucune envie de voir ce qu'allait être la suite. On perd des gens, on prie pour que demain soit différent. Souffrir en silence & combler les absences. Se foutre en mode "pause" alors que le reste du monde continue de tracer.

C'est toujours quand arrive la fin qu'on réalise à quel point tout cela avait un sens. Entre temps, adhérer à une famille de substitution, mes Barvy's, mes Uniques. Réapprendre à sourire, à faire confiance, à partager, à vivre (?) . Se savoir complètement différentes de tous ces groupes de potes qu'on peut observer, dictés par cette dure loi du "Qui se ressemble, s'assemble" .
Encore aujourd'hui, on ne sait toujours pas ce qui nous lie. Une intensité & une préciosité difficilement descriptibles.
Ces choses là, ça ne s'explique pas. Ca se vit.
C'est bien un des seuls moment où ces mots ne me donneront pas la gerbe. Où ces mots, ne sonneront pas faux. Je vous aime .
13:32 Lien permanent | Envoyer cette note
# 6
" C’est la grande époque du jeu
Du je, du moi je, du sur moi et du sur ferme ta gueule
Changer l’art à grands coups de casquettes à l’envers
Changer la télé à grands coups de décolletés
Et de punks coiffés au gel
Changer l’esthétique à grands coups de santiags
et de tatouages d’indiens
A quoi bon changer ?
Il y en a bien qui profitent alors...
Il suffit juste d’être du bon côté .
Que du bonheur...
Il faut se résigner "
13:10 Lien permanent | Envoyer cette note
lundi, 09 juin 2008
# 5
Réveil à 16h. Complètement déphasée. Je ma lance un grand défi: celui de réussir à passer dans le crochet mural les fils des 2 paquets de cotons à démaquiller, en une seule fois. Bingo, je serai de bonne humeur aujourd'hui.
Et je suis de bonne humeur. Même quand il m'arrive de me rappeler des personnes que j'ai tuées .
On meurt souvent dans une vie.

C'est l'histoire d'un gamine que j'ai prise sous mon aile. Repérée dès la première soirée, dès son entrée. La faire rire, beaucoup. La faire boire, beaucoup. L'enchainer, au sens propre comme au figuré. Puis la regarder plantée debout sur sa chaise; je passerai un coup de fil histoire de la provoquer. Chercher son regard, encore & encore. L'immerger dans des sous-entendus, la noyer dans ses désirs les plus refoulés. Dormir à ses côtés, plonger dans son parfum comme elle laisse en elle s'infiltrer le mien.
Créer le souvenir marquant du moment. Celui qui s'incruste viscieusement, et qui laisse des marques, fatalement.
Elle est belle, quand elle s'acharne à m'oublier par les moyens les plus mauvais .
21:54 Lien permanent | Envoyer cette note
# 4
Et pour une fois, je ne serai pas aller bosser.
Un week-end sans cuire des merveilles à 6h du mat', et sans méditer.

Depuis un an, je divague devant cette putain de cuve d'huile. Mon premier souvenir le plus marquant date d'Août dernier; lorsque j'ai décrété que pour avancer, il fallait faire des projets . Ambitionner. Sans cesse, créer une liste interne, de mes désirs les plus fous. Les additionner, envisager comment m'y prendre pour les réaliser. Prévoir quelques coups à l'avance, juste pour rire. Oublier de s'infliger quelques coups à l'avance, ne pas avoir su anticiper le pire.
Je n'aurais jamais imaginé, qu'un point de cette liste allait me tuer .
Et depuis ? Plus rien. Rien que des apparences à sauver. Faire comme si je ne savais pas que tu es en train de lire ces mots. Faire comme si j'avais refusé cette école sans raison. Et par-dessus tout, me persuader que cet été, une nouvelle liste sera créée. Une page où cette fois, tu n'apparaîtras pas .
( Il parait que les grandes douleurs sont muettes. )
01:17 Lien permanent | Envoyer cette note
dimanche, 08 juin 2008
# 3
Et lire et relire ses mots. Et sentir son parfum à nouveau.
C'est la fille la plus dingue que je connaisse. La seule à qui j'appartienne.
Depuis le début, on aura repoussé nos limites le plus loin possible. Peu importe l'avis des autres, peu importe le regard de nos parents, nous étions un seul et unique cerveau. Notre parcours est tout simplement grandiose, digne d'un film. Le meilleur des films.
Tout franchir ensemble, tel était notre credo. Depuis les limites du corps, jusqu'au portes à passer. Comme deux inséparables moitiés.
L'empathie comme guide vers l'ataraxie .
C'est aujourd'hui et plus que jamais la seule personne à me connaitre depuis les bas-fonds de mon âme. La plus indispensable, la plus apte à me détruire. C'est là que nait ma capacité à comprendre l'incompréhensible. Elle a besoin de repousser plus loin encore les limites de la vie. Capable du meilleur, tout comme du pire. Suivre impulsivement ses envies, quitte à y rester.
"Peur de tout, peur de rien. Rien à perdre.
Se sentir plus fort que la vie même."
Elle a toujours été comme ça. Le temps la rend plus inconsciente encore. Et alors ? Même sur son lit de mort, je lui taguerais notre "ho" sur la main, en lui chantant Liquido dans un sanglot. Elle est la moitié qui accomplit tout ce que je n'ai jamais osé.
Forever ...and after .
14:56 Lien permanent | Envoyer cette note
lundi, 02 juin 2008
# 2
"Mais quelle pute, cette vie" hurlais-je hier soir, sur mon lit.
Réécouter de vieux CD, pour rester fidèle à cette envie incessante de se replonger dans son passé. Je suis une fille nostalgique. Mélancolie fut hier ma seule amie.

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Je me suis mise à rechercher ces feuilles sur lesquelles étaient imprimées les paroles. Il a suffit de réouvrir ces boîtes à chaussures dans lesquelles je stocke tout ce que j'ai été. Un passé révolu, éthéré, n'existant plus qu'à travers ces quelques objets soigneusement conservés. Et retrouver des photos de Lui & Moi, notre première rencontre. Nous revoir dans les bras l'un de l'autre devant la gare, me sentir tremblante devant ta photo aujourd'hui si abîmée. Cette personne sur papier n'existe plus que dans de doux souvenirs séraphiques.
Mais même les anges savent pleurer.
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Une affiche de concert, la Casamance, 28 octobre 2005 dans ses bras, et la nuit qui suivit. Des p'tits écoliers de lu, un coucher de soleil depuis le hublot d'un avion. J'aurai traversé la France plusieurs fois, par amour. Et des gamelles en skate, une excursion improvisée sur une montagne enneigée, sa main dans la mienne. Ma première Saint-Valentin réussie. Mon premier Noël loin de ma famille. Le cliché des post-its cachés dans toute la maison, découverts avec stupéfaction. Des fringues échangées, des mélodies composées. Quand Be Quiet And Drive résonne dans la pièce et me fait encore frissonner.
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Tout. J'ai tout gardé. Jusqu'au baume à lèvre que j'utilisais.
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Des mots, des lettres, des dessins & photos précautionneusement préservés, pour ne jamais omettre que tout cela a existé. Concrètement, tout se résume au final à de simples bouts de papier, carton ou tissu. Ne restent en moi, plus que jamais, que d'ineffables & boulversants souvenirs. Ereintés, obsolètes, asphyxiés. N'oublie jamais, que nous avons existés.
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C'était l'histoire de Wayne & Candice.
Ou la misérable & douloureuse chronique d'un amour déchu.
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20:55 Lien permanent | Envoyer cette note
dimanche, 01 juin 2008
# 1
Premier point.
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Tribulations, divagations & névroses
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...d'une jeunesse pas encore assez désabusée pour arreter d'écrire dans des espaces virtuels. Mais cette fois-ci, pas de commentaire.
Le son de ma voix sera amplement suffisant.

11:59 Lien permanent | Envoyer cette note



